Musique et Musculation

 

Au-delà des considérations matérielles, il existe un point commun à beaucoup de salles de sport : la musique.

Nous avons tous en tête les images d’un Rocky transpirant sur fond de Eye of the Tiger. Imaginez maintenant la même scène sans autre son que le bruit des pas ou le bruit des fers qui s’entrechoquent. Etrange, non ? En effet, pour bon nombre de pratiquants, il est difficile de concevoir un entraînement sans environnement sonore adéquat.

Sine qua non

Etant amené à m’entraîner régulièrement de nuit, en home-training, il m’est difficile de pouvoir monter le son et je travaille donc souvent avec de la musique à faible volume. J’ai également essayé de réaliser mes séances dans le silence. Le constat est sans appel, le travail sans musique est un exercice particulièrement délicat, j’y reviendrai en fin d’article.

La musculation est une discipline qui demande, entre autres, la capacité à aller au-delà de la douleur ou de la fatigue pour atteindre une forme de congestion toujours plus intense. L’environnement et toutes les conditions adjuvantes sont donc précieux.

Pour certains, la compagnie d’autres sportifs (la condition sociale de l’entraînement)  est une condition sine qua non, pour d’autres c’est justement la solitude qui permettra un bon respect du programme, du nombre de répétitions, du temps de repos entre les séries … Mais je connais peu de sportifs qui se dispensent de l’écoute d’une musique à leur goût.

Propriétés adjuvantes

Les adeptes de musicothérapie ne me contrediront pas : la musique permet d’établir un environnement sonore propice à l’introspection, à la concentration, à la méditation. Il en va de même dans la pratique de la musculation qui requiert au moins ces deux premiers facteurs.  Ces deux notions essentielles seront expliquées et analysées dans un prochain article.

Il est plus facile de créer une « bulle » autour de soi avec l’aide de musique. Elle permet de s’isoler des bruits parasites extérieurs (compagnons d’entraînement qui discutent ou effectuent d’autres mouvements près de vous) et d’évoluer dans un espace entièrement personnel, plus propice à la performance et au ressenti.

Par ailleurs, le sport que nous pratiquons requiert un certain sens du rythme. Il est important, avant même de commencer votre séance, de savoir quelles phases de l’exercice vous allez favoriser et quel temps de repos vous allez vous accorder. Il s’agit là encore de deux éléments qui favoriseront les progrès réalisés et visibles.

Vous verrez ainsi un nombre important de pratiquants qui chronomètrent leur temps de repos, ou qui comptent, à voix basse, à voix haute, ou dans leur tête, les secondes de phase négative. Pour tirer tous les bénéfices de votre série, il faut donc s’efforcer de suivre ces contraintes de temps. Le rythme de la musique peut être bénéfique dans la réalisation de cet objectif puisqu’il marque un repère régulier et sonore auquel il est possible de se raccrocher avec un effort de concentration minimal. Et, inconsciemment, je suis persuadé que les BPM ont une influence directe sur le rythme d’entraînement.

Quels rythmes ?

Je pense qu’il n’existe pas de réponse objective à cette question. La musique fait appel à des critères d’appréciation absolument subjectifs. Néanmoins, je trouve que l’écoute de musiques trop rythmées peut se révéler contre-productive.

La cadence doit être liée à la discipline pratiquée. Ainsi, on ne choisira pas la même intensité de BPM si l’on fait du cardio ou des fers. Le cardio, c’est la répétition cadencée d’un geste rapide plusieurs centaines/milliers de fois ; la musculation, c’est le contrôle et l’explosivité pour répéter un geste de plusieurs secondes une dizaine, voire une vingtaine de fois pour les séries plus longues.

Mon exemple personnel montre que les musiques électroniques, reggaeton / ragga ne me correspondent pas car elles créent un certain empressement dans l’exécution. Je cherche malgré moi à terminer la série plus rapidement et je perds finalement beaucoup de qualité d’exécution.

A l’opposé, de la musique trop calme ne me permettra pas de me raccrocher à un rythme clairement audible pendant l’effort. Je laisse donc de côté toutes les sonorités chill-out.

De la même façon, je pense qu’il est absolument nécessaire de faire une croix sur les chansons à textes ou sur les chansons qui nous mettent en émoi car notre concentration doit être réservée à l’exercice, pas à l’interprétation des métaphores de l’interprète.

Je me retrouve davantage dans l’écoute de hip-hop, de zouk qui me permettent d’atteindre une certaine forme de détente et d’entrain. Par ailleurs, la répétitivité des riddims ou des instrumentaux me permet de maintenir le cap lors de la réalisation d’une série. Pour certains ce sera davantage le métal ou la dance …

Dans tous les cas, préférez des titres que vous connaissez bien. A force d’écouter les mêmes morceaux, on éduque son oreille, on intègre la musique. La réécoute de morceaux connus ne crée donc plus (ou moins, en tout cas) de phase de découverte, de surprise et permet une plus forte concentration sur votre séance (on évite ainsi la distraction amenée implicitement par la curiosité musicale). On en revient toujours à ce principe de mécanique de répétition. La musique a un fort pouvoir adjuvant mais elle ne doit pas prendre le pas sur notre objectif prioritaire : la sensation musculaire.

L’exercice du silence

En début d’article, j’évoquais mes séances silencieuses. J’avoue les avoir réalisées à la fois par contrainte et par curiosité, justement. Cette expérience me semblait tellement contre-nature que j’ai cherché à la comprendre avec plus de précision.

Le constat est sans appel, je ressens immédiatement un manque et l’ennui me gagne beaucoup plus rapidement malgré mon engagement dans un entraînement intense.

La réalisation des exercices est plus difficile car je cherche des repères en termes de rythme. Je fais donc des décomptes à voix basse pour maîtriser la réalisation du mouvement, ce que je trouve assez désagréable.

Par ailleurs, une fois la série réalisée, je n’ai pas de distraction, de transition vers ma phase de repos, pas d’élément sur lequel porter mon attention et je finis donc par tourner comme un lion en cage en attendant que les 45, 60 ou 90 secondes s’écoulent. Il est beaucoup plus facile d’ « occuper » ce temps avec de la musique, de regagner en énergie, et on rompt plus facilement la monotonie d’une routine.

Mes péchés mignons du moment ?

Evidence – To be determined

Meek Mill – How to love

Jazzy Bazz – 3.14 Connexion

Deen Burbigo – Soldat sûr

Awolnation – Sail

Dabaaz – Ca fait un bail

Dilated peoples – You can’t hide you can’t run

Fabolous – You be Killin ‘em

Et vous ? Comment rythmez-vous vos trainings ?

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4 commentaires pour Musique et Musculation

  1. Pedro dit :

    Ma playlist (mélange dance, hip-hop, metal, etc.) :
    Can you feel it – Jean Roch
    Stronger – Kanye West
    Just dance – Lady Gaga
    Poker Face – Lady Gaga
    Enter Sandman – Metallica
    Master of Puppets – Metallica
    Fuel – Metallica
    Are you dead yet – Children of Bodom
    Bodom after midnight – Children of Bodom
    Silent night, Bodom night – Children of Bodom
    Children of decadence – Children of Bodom
    Don’t stop me now – Queen
    In your world – Muse
    Knights of Cydonia – Muse
    Time is running out – Muse
    Holiday – Greenday
    Blackout – Breathe Carolina
    Russian Privjet – Basshunter
    Let it rain over me – Pittbull ft Marc Anthony

  2. super playlist les gars ! je valide pour l’entraînement ^^

  3. Ping : Un chercheur propose une playlist optimale pour l’entraînement | BodySkills

  4. Ping : Best of Bodyskills.fr : les articles les plus appréciés | BodySkills

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